projet IKDC Faire un don Un nouvel espoir de traitement contre le cancer, IKDC IKDC : Un nouvel espoir de traitement contre le cancer
Interferon killer Dendritic Cell

La découverte IKDC

LES IKDC - INTERFERON PRODUCING KILLER DENDRITIC CELL

© IGR - 3 cellules IKDC accollées et coloréesDans le système immunitaire de la souris, nous avons mis en lumière la présence d’une nouvelle cellule hybride qui appartient à la famille des cellules dendritiques et qui est capable de tuer elle-même directement les cellules cancéreuses.

C’est la première cellule du système immunitaire qui sait à la fois migrer directement vers l’élément cancéreux, le reconnaître et le détruire en 4 heures : un véritable bazooka qui reconnaît jusqu’à 70% des cellules tumorales.

Malheureusement cette cellule est extrêmement rare dans l’organisme : 1 cellule IKDC pour 1000 globules blancs circulants. Cette rareté explique pourquoi ces cellules n’ont pas pu jusqu’à présent gagner la partie.

Il faut donc accroître leur nombre pour espérer qu’elles puissent venir à bout des tumeurs qui ont envahi un organisme soit en lui injectant un grand nombre d’IKDC soit en stimulant in vivo leur multiplication par un traitement adapté.

UN TRAITEMENT ADAPTÉ ET STIMULATEUR COMBINANT DEUX MÉDICAMENTS ANTICANCÉREUX EXISTANTS

Nous avons réalisé un essai chez des souris atteintes de mélanomes ayant déjà métastasé dans les poumons. Pour obtenir une multiplication, une prolifération des IKDC, nous leur avons administré deux produits anticancéreux existants (le Glivec ®* et l’Interleukine II ®**.) Après une quinzaine de jours, nous avons constaté que les métastases pulmonaires des souris traitées avaient disparu alors que dans le groupe témoin non traité, elles avaient largement envahi les poumons. Une analyse au microscope des poumons des souris traitées a révélé par la suite une présence massive de ces nouvelles cellules tueuses, les IKDC, prouvant que cette association de médicaments entraîne une formidable multiplication de ces nouvelles armes du système immunitaire.

* Glivec : médicament utilisé pour le traitement des leucémies myéloïdes chroniques et des sarcomes digestifs.
** Interleukine-II : substance plasmatique soluble utilisée dans le traitement du cancer du rein.

IDENTIFIER LES IKDC DANS LE SYSTÈME IMMUNITAIRE HUMAIN

Les phénomènes biologiques importants sont récurrents chez tous les mammifères. Nous pouvons donc émettre l’hypothèse que les cellules tueuses existent chez l’homme : nous devons vérifier cette hypothèse en identifiant les IKDC dans le système immunitaire humain.

Peu nombreuses et très petites (5 à 6 microns, soit 5 à 10 fois plus petites que les cellules cancéreuses), ces cellules sont très difficiles à identifier de manière isolée.

C’est donc en cherchant à multiplier leur nombre qu’il sera d’une part plus facile de mettre en évidence leur existence chez l’homme et d’autre part d’étudier et de démontrer leur action létale sur les cellules tumorales humaines in vivo. Nous espérons atteindre ce résultat dans les 6 prochains mois.

LES ESSAIS CLINIQUES : UN VÉRITABLE ESPOIR

Nous devons passer du stade de la recherche fondamentale à celui de la recherche clinique dans le cadre d’essais cliniques et thérapeutiques dont la phase I/II aura un double objectif :

  • identifier les IKDC et leur action chez l’homme
  • tester l’efficacité de cette combinaison de médicaments dans le traitement de certains cancers en étudiant à la fois le dosage efficace, le dosage supporté par l’organisme et les éventuels effets secondaires (non toxicité).

Les essais cliniques concerneront 3 pathologies pour lesquelles de nombreux patients sont aujourd’hui en impasse thérapeutique et dont le mode d’invasion est susceptible d’être directement contré par le mode d’action des IKDC. Il s’agit des cancers du foie, des tumeurs ovariennes et des sarcomes du tube digestif. La phase I/II de ces 3 essais cliniques va se dérouler sur une période de 2 ans et inclure 45 patients résistants aux thérapies conventionnelles (15 par essai).

DES MOYENS POUR AGIR : UNE VÉRITABLE URGENCE

Pour lancer la phase I/II sans plus attendre nous avons besoin de moyens supplémentaires : des moyens humains et des moyens techniques qui permettront d’assurer à la fois la sécurité et le confort des patients, la qualité des résultats et l’indépendance de la recherche.

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